{"id":148,"date":"2013-06-06T14:01:16","date_gmt":"2013-06-06T14:01:16","guid":{"rendered":"http:\/\/communication-caritashaiti.org\/?p=148"},"modified":"2016-10-10T21:00:07","modified_gmt":"2016-10-10T21:00:07","slug":"pour-lutter-contre-linsecurite-alimentaire","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/communication-caritashaiti.org\/?p=148","title":{"rendered":"Pour lutter contre l&rsquo;ins\u00e9curit\u00e9 alimentaire"},"content":{"rendered":"<blockquote>\n<p>La lutte contre l&rsquo;ins\u00e9curit\u00e9 alimentaire est l&rsquo;un des axes prioritaires du travail de Caritas Ha\u00efti. A Robillard, Dioc\u00e8se du Cap-Ha\u00eftien, l&rsquo;institution aide les cultivateurs et micro-entrepreneurs \u00e0 se relever des cons\u00e9quences des cyclones de l&rsquo;ann\u00e9e 2012\u00a0 et \u00e0 se mettre \u00e0 l&rsquo;abri de certains besoins.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Les cicatrices laiss\u00e9es par l&rsquo;ouragan Sandy suppurent encore \u00e0 Robillard, troisi\u00e8me section communale de Plaine-du-Nord. A la petite \u00e9glise paroissiale de la localit\u00e9, plusieurs dizaines de planteurs encadr\u00e9s par Caritas Ha\u00efti racontent leur m\u00e9saventure. \u00ab Nous constatons malgr\u00e9 nous une raret\u00e9 dans les livraisons de bananes. Cette raret\u00e9 est caus\u00e9e par une hausse du prix, se lamente Robert Valdort, membre de la Caritas paroissiale de Robillard. C&rsquo;est la cons\u00e9quence des vents violents qui ont balay\u00e9 nos plantations lors du passage de l&rsquo;ouragan Sandy.\u00bb<\/p>\n<p>Les cons\u00e9quences de l&rsquo;ouragan d\u00e9vastateur sont aujourd&rsquo;hui plus visibles encore. Tous les planteurs s&rsquo;accordent \u00e0 dire qu&rsquo;il s&rsquo;agit de la pire \u00e9preuve de la population de Robillard. \u00ab En pareille p\u00e9riode, les marchandes des villes avoisinantes viennent ici pour acheter les bananes r\u00e9colt\u00e9es, ajoute le leader communautaire, expliquant que l&rsquo;ouragan a d\u00e9truit 70% des r\u00e9coltes. Cette ann\u00e9e, nous n&rsquo;avons m\u00eame pas assez de bananes pour nourrir nos familles! \u00bb Ce qui n&rsquo;est \u00e9videmment pas sans cons\u00e9quence sur la situation alimentaire et \u00e9conomique des 16 000 habitants de la communaut\u00e9.<\/p>\n<p>\u00ab Illustration concr\u00e8te de la mis\u00e8re qui s&rsquo;installe peu \u00e0 peu : seulement quelques-uns des 479 \u00e9l\u00e8ves qui fr\u00e9quentent l&rsquo;\u00e9cole presbyt\u00e9rale ont pu jusqu&rsquo;ici acquitter les 1 550 gourdes exig\u00e9es pour l&rsquo;ann\u00e9e scolaire\u00bb, constate le r\u00e9v\u00e9rend p\u00e8re Andr\u00e9 Sylvestre, cur\u00e9 de la paroisse de Robillard.<\/p>\n<p><strong>APR\u00c8S LA TEMP\u00caTE&#8230; LA S\u00c9CHERESSE<\/strong><\/p>\n<p>Pr\u00e8s de six mois apr\u00e8s l&rsquo;ouragan, l&rsquo;avenir para\u00eet toujours incertain pour les habitants de la bourgade, dont un grand nombre travaille ill\u00e9galement en R\u00e9publique Dominicaine. Sur 85 enfants baptis\u00e9s r\u00e9cemment \u00e0 l&rsquo;\u00e9glise Notre-Dame de la Merci, seulement 15 p\u00e8res \u00e9taient pr\u00e9sents \u00e0 la c\u00e9r\u00e9monie religieuse, ajoute le cur\u00e9. Les autres se d\u00e9m\u00e8nent de l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9 de la fronti\u00e8re.<\/p>\n<p>Et, pire encore, les drageons de banane qui ont pouss\u00e9 naturellement dans les plantations deviennent rachitiques \u00e0 cause de la s\u00e9cheresse. Nous aurions pu esp\u00e9rer r\u00e9colter des bananes seulement si on avait pu arroser les drageons, se d\u00e9sole Lucierni Valdera, un planteur entre deux \u00e2ges. Depuis 1986, l&rsquo;ann\u00e9e marquant la fin de la dictature des Duvalier, on assiste \u00e0 la coupe effr\u00e9n\u00e9e des arbres, ce qui a des cons\u00e9quences n\u00e9fastes sur l&rsquo;environnement et l&rsquo;agriculture.<\/p>\n<p><strong>L&rsquo;ESPOIR RENA\u00ceT\u2026<\/strong><\/p>\n<p>Entre deux complaintes, on sent quand m\u00eame filtrer l&rsquo;espoir ; Caritas Ha\u00efti a fourni un appui salvateur \u00e0 six groupes organis\u00e9s de Robillard. \u00ab Un programme de formation et d&rsquo;encadrement a \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9 par le bureau dioc\u00e9sain du Cap-Ha\u00eftien \u00e0 l&rsquo;attention des agriculteurs et des \u00e9leveurs. Des semences et des outils agricoles ont \u00e9t\u00e9 offerts aux b\u00e9n\u00e9ficiaires \u00bb, a indiqu\u00e9 Raublin Proph\u00e8te, technicien agricole de l&rsquo;institution dans le Dioc\u00e8se du Cap-Ha\u00eftien. Ce dernier s&rsquo;est d\u00e9men\u00e9 pour apporter des bananiers dans la r\u00e9gion suite \u00e0 la d\u00e9vastatrice temp\u00eate Sandy. \u00ab D&rsquo;ici l&rsquo;\u00e9t\u00e9 prochain, nous esp\u00e9rons r\u00e9colter des bananes destin\u00e9es \u00e0 la vente \u00bb, lance, l&rsquo;air confiant, l&rsquo;un des 500 b\u00e9n\u00e9ficiaires directs du programme dans la seule section communale de Robillard.<\/p>\n<p>Le technicien encourage aussi les cultivateurs de Robillard \u00e0 p\u00e9renniser la culture de noix de cajun, de mangues et de cacaos. Renaud F\u00e9n\u00e9lus, 72 ans, est l&rsquo;un de ceux qui croient dans la politique de p\u00e9rennisation. \u00ab Une livre de cacao se vend actuellement \u00e0 environ 50 gourdes sur le march\u00e9 local \u00bb, a-t-il calcul\u00e9, les yeux fix\u00e9s sur son champ contenant une soixantaine de cacaotiers. Dans quatre \u00e0 5 ans, je commencerai \u00e0 obtenir les fruits de mon investissement, esp\u00e8re le septuag\u00e9naire.<\/p>\n<p>La lutte contre l&rsquo;ins\u00e9curit\u00e9 alimentaire men\u00e9e par Caritas Ha\u00efti ne se fait pas seulement \u00e0 travers l&rsquo;agriculture. Des cr\u00e9dits sont aussi offerts aux cultivateurs et micro-entrepreneurs. \u00abUn programme d&rsquo;\u00e9levage \u00e0 la corde a aussi \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9 dans la zone\u00bb, a soulign\u00e9 Joseph N\u00e9lus, membre de l&rsquo;Union Longuest, un des six groupements soutenus par le bureau dioc\u00e9sain du Cap-Ha\u00eftien \u00e0 travers la paroisse de Robillard. L&rsquo;organisation g\u00e8re actuellement une douzaine de ch\u00e8vres qui seront distribu\u00e9es progressivement \u00e0 ses membres. Ce model d&rsquo;entraide sociale est r\u00e9p\u00e9t\u00e9 dans d&rsquo;autres r\u00e9gions du pays.<\/p>\n<p>Une enqu\u00eate men\u00e9e par la Coordination nationale de la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire (CNSA) sur l&rsquo;impact de la s\u00e9cheresse et des temp\u00eates Isaac et Sandy, a montr\u00e9\u00a0 que la situation d&rsquo;ins\u00e9curit\u00e9 alimentaire s&rsquo;est d\u00e9grad\u00e9e de fa\u00e7on tr\u00e8s pr\u00e9occupante avec des taux atteignant en moyenne 39% chez la population rurale vivant dans les zones touch\u00e9es par la s\u00e9cheresse et Isaac et 17% dans les zones touch\u00e9es par Sandy uniquement. En 2011, le niveau d&rsquo;ins\u00e9curit\u00e9 alimentaire \u00e9lev\u00e9e \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle nationale \u00e9tait de 8%.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La lutte contre l&rsquo;ins\u00e9curit\u00e9 alimentaire est l&rsquo;un des axes prioritaires du travail de Caritas Ha\u00efti. 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